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Bienvenue à Vollèges L'automne
et ses pinceaux, là-haut s'est installé.
Le promeneur s'arrête, curieux, émerveillé.
Le talent de l'artiste a séduit l'arc-en-ciel
Pour poser sur la toile la couleur et le miel.
Dans le bleu de son ciel se baignent les oiseaux,
Cris joyeux, cris d'enfants qui se mouillent au ruisseau.
Sur les hauts horizons, le vent glisse l'archet,
Notes en vert, notes en bleu, il déchiffre Bizet.
Plus loin, vers le torrent, c'est le chant des grillons.
Le vert, le noir, le jaune se mêlent au vermillon.
Et la douce espacette qui parle au bourdon,
c'est du blanc, c'est du rose, mêlés à d'autres
tons.
Sur un lit de verdure, un soleil s'est couché.
Et l'amant passionné que la que a chassé,
A oublié sa cape, ses ors et ses rubis,
Sur des épis de blé qui se penchent alanguis.
Serties dans cet écrin, des maisons
vénérables
S'agglutinent en conseil et parlent d'un autre âge.
Leurs ventres sonnent creux, on les a désertés.
Le chant de leurs lézardes est un Miséréré.
Le chemin de l'église, tissé
de cheveux blancs,
Amène à la prière dévots et pénitents.
Là, c'est le cimetière ou dorment les printemps,
Où l'âme de l'artiste alterne en noir et blanc.
Soudain les bruns s'étalent, coiffés
de chapeaux gris.
C'est des granges malades qui tombent dans l'oubli.
A chaque année qui passe elles perdent un ami,
Le voisin du même âge à qui elles ont tout dit.
Mais là, dans la venelle, le vieux four
est heureux.
Dehors sous le lilas, des enfants jouent entre eux.
Le baiser de la flamme sur la voûte noircie,
Brisant le sortilège l'a tiré de sa nuit.
Contre sa joue brûlante, il sent le doux
toucher
De ces pains que l'on range et qu'il faudra dorer.
Enfanter à son âge, il n'osait espérer
Tout comme Elisabeth, il est émerveillé
Venez tous à Vollèges, soyez
les bienvenus!
S'écrie le vieux four, tout tremblant, tout ému.
Pour vous j'exhalerai, du fonds de mes entrailles,
Les parfums les plus doux pour vous faire ripailles.
Vous trouverez en sus, sans bourse délier,
Des tranches de bonheur, du rire, de l'amitié.

J.-M. Abbet
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Comités
COMITÉ DU FOUR À PAIN Président.
Jean-Marie- Abbet,Vollèges
Vice-président. Gérard Terrettaz, Vollèges
Secrétaire Christian Terrettaz, Vollèges
Caissier Benoît Berguerand, Etiez
Membre Thomas Frossard, Vollèges
COMITÉ D'ORGANISATION
Président: Daniel Moulin, Vollèges
Vice-président: Marc Abbet, Vollèges
Secrétaire: Jean-Pierre Guex, Le Châble
Caissier: Vincent Pellaud, Vollèges
Membres: les présidents des commissions:
Carnet de fête: Gilbert Farquet, Le Levron
Presse: Pierre-Alain Magnin, Sion
Aménagement: Paul Frossard, Vollèges
Ravitaillement: Pierre-Marie Paccolat, Vollèges
Animation: Pierre-Alain Moulin, Vollèges, Patrice Berguerand,
Etiez
REMERCIEMENTS DU COMITÉ D'ORGANISATION
Le comité d'organisation remercie chaleureusement
toutes les personnes qui ont participé à la réalisation
de ces journées d'inauguration: soit par des dons en argent,
soit par les nombreux et indispensables coups de mains des bénévoles.
Il se recommande en outre auprès des entreprises qui, par
leur annonce, ont permis la création de ce carnet de fête.
A chacun, acteurs et participants, le
comité souhaite de cordiales festivités.
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Un four; une histoire et la saveur de l' amitié Construit
en 1905, le four banal de Vollèges ne peut encore s'inscrire
au «Club des Centenaires» mais il y compte bien.
Tout a été entrepris pour qu'il
traverse les âges. En moins de deux ans, un chantier exceptionnel
allait être mené tambour battant par les membres de
la Confrérie vollégearde. Le pari était de
taille. Racheter, assainir et restaurer le four et ses dépendances
en comptant pour cela sur la seule motivation de ses membres. Abattre
l'ancien plafond, renforcer la dalle, aménager une salle
pour la préparation de la pâte, transformer la cave
en un local convivial ainsi que moult autres travaux ont occupé
l'avocat, le maçon, le fonctionnaire et l'agriculteur. Seul
l'apéritif du samedi midi venait les récompenser de
leurs efforts.
Ainsi choyé par une armée de
fourniers en herbe, notre four banal a retrouvé une santé
de pierre. C'est en molasse, roche très répandue sur
le plateau suisse qu'est construit le four. Son plancher circulaire
peut recevoir jusqu'à 60 pains. La faible hauteur de sa voûte
réduit considérablement sa consommation de bois de
chauffe.
Il a été érigé
à l'intérieur d'une dépendance adossée
à des bâtisses fort anciennes. Initialement, les villageois
apportaient, à l'heure dite, les pains
façonnés pour la cuisson. Le fournier de l'époque,
M. Terrettaz Jules régnait en maître absolu sur cet
univers de pierre et de feu. Plus tard, M. Délitroz Louis,
maître boulanger, repris l'exploitation du four. Les dernières
fournées enregistrées se situent au début de
l'année 1948.
Aujourd 'hui, la confrérie met à
disposition des familles, des sociétés ainsi que de
ses membres, les marchandises nécessaires à la fabrication
du pain ainsi que les conseils avisés d'un maître boulanger.
n reste aux participants la lourde tâche de pétrir
la masse de pâte jusqu'à ce qu'elle atteigne la consistance
exigée. Ils façonnent les pains et les glissent dans
le four.
Puis c'est l'attente... quelques 50 minutes durant lesquelles, autour
de la table ronde, les meilleurs crus passent de vie à trépas.
Vient l'heure de défourner. Un parfum
subtil emplit alors la pièce, se faufile jusqu'au-dessus
des toits d'ardoise et s'en va de ruelle en ruelle porter son message
odorant.
J.-M. Abbet
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